Exposition 2017-2018

Dernière exposition 2017-2018  :
« D’APRES NATURE » à la Médiathèque Teyran
Atelier Catherine Fayard

D’APRÉS NATURE
Re-présenter le paysage, Dessins 2017/2018
« Voir unifie » « Il me semble que l’expérience de voir est essentielle. Elle est toujours neuve et aussi toujours limitée – c’est notre vie. »  Alexandre Hollan
Qu’est ce que le dessin? selon le dictionnaire c’est l’art de représenter des objets, des sujets ou des sensations par des moyens graphiques, ce sont des traits exécutés sur un support,
c’est une étape indispensable à la peinture.

Le dessin est le premier signe visible de l’humanité.
De tradition ancestrale les premiers dessins rupestres datent de 275 000 ans et pour la première fois la conscience de l’homme d’être
au monde va apparaitre.
A l’Antiquité, Pline relate dans récit tiré de « l’Histoire naturelle » un mythe fondateur des origines du dessin : La fille de Dibutade, potier dans la ville grecque de Sicyone, trace sur un mur le contour de
l’ombre du jeune homme dont elle était amoureuse, et qui doit partir à l’étranger, afin de conserver une image de lui.
En Europe et au Moyen âge, dés le 17ème les représentations graphiques et picturales de la nature, seront un sujet à part entière, et le paysage libéré de son statut d’ornement prend petit à petit son autonomie pour devenir progressivement un art en soi.
Quand la suggestion m’a été faite de proposer un thème commun à l’atelier de la Maison des Arts, et après avoir vu les expositions de David Hockney en Arles et celle d’Alexandre Hollan à Lodéve, la représentation de la nature et plus précisément le motif de l’arbre dans la nature m’a semblé être un sujet d’étude intéressant pour chacun, une occasion de développer ses qualités d’observation du réel, et par l’expérience du dessin, d’enrichir son regard, d’améliorer
ainsi sa pratique picturale.
Ce travail graphique s’est tout d’abord développé en extérieur, dans le cadre du jardin de la Maison des Arts ou nous avons la chance d’être situé dans un environnement préservé et très arboré.
Le choix de plusieurs points de vues différents, le bon coté, la distance juste, ainsi que l’attention portée à la lumière suivant les moments de la journée peuvent être observés et représentés
par le dessin in situ.

Afin de poursuivre et d’enrichir cette recherche graphique à l’intérieur de l’atelier, des photos singulières de voyages, évocations d’arbres isolés, monumentaux, sur les avenues, dans les forêts, les rochers, dans les ruines, paysages oniriques ou fantastiques ont également été utilisés comme source de documentation pour dessiner à l’aide de fusains, pierre noire, crayons graphites, sanguines, aquarelle ou encre sur des feuilles de papiers aux moyens et grands formats.
Dans cette exposition collective conçue sur un mode sériel et thématique, chaque dessin est un témoignage de notre contact privilégié et de notre attention à la nature, des « sensations »
qu’elle nous procure dont parlait Cézanne, afin « d’entrer directement en contact avec l’inconnu » nous dit A. Hollan, qui observe et dessine les arbres de l’Hérault depuis plus de trente ans, en contact avec cette énergie vibratoire des arbres, retrouvée dans la contemplation
du monde sensible.